Mercredi 05 décembre 2007, 21:59 : Between Black and Light.

Mercredi 05 décembre 2007, 21:59 : Between Black and Light.
J'ai envie de douleur physique, du goût du sang dans ma bouche, de mettre trop mordue les lèvres. Des plaies sur mes mains, des ongles enfoncés dans mes paumes. Du mépris, de l'insuffisance, toujours de l'indifférence. Je vais avoir besoin d'un sac en papier pour retrouver un rythme normal. Courir sous la pluie les joues noires et les yeux blancs. Trop blanc. Trop noir. Crier, se mordre la langue pour avoir une excuse. Des grimaces affreuses transforment ce qui ressemblait à un visage. Même disgracieux. C'en était un. C'était le mien. Aimé, détesté, griffé. Ce ne sont que des idées, des illusions. Un tissus de mensonges que je me racontent alors. Pour faire de beaux rêves la nuit, lorsque je dors, fatiguée, vide de liquides quelconques. Je n'ai pas besoin de m'arracher les cheveux. Ils tombent tout seuls. Je parle toute seule. Je parle au vide. Je me parle à moi même. J'ai le ventre qui tremble. Non je ne me calmerais pas. Fermez les yeux devant tant de violence sortant du même être. Mesdames et Messieurs. La réciprocité n'existe pas. L'amour n'existe donc pas non plus. Mesdemoiselles c'est le moment. Il a l'air de vouloir être seul. Ainsi, vous ne souffrirez pas des rappels de votre conscience, si vous en avez une. On ne pourra même pas vous traitez de petites salopes, comme on l'aurait fait dans un autre cas de figure. Pas si lointain.


Alors je me tais, je ne cries pas. Je suis la bête, qui fane en même temps que sa rose. Au dernier pétale, je tomberais. Ce n'est pas triste. Ce seront des cris, des larmes, des fuites en moins. Tant de colères inutiles et exaspérantes. Disparues. Envolées. A vous la nouvelle vie. Moi je n'étais qu'illusions. Ne les cherchez pas. Elles se sont perdues en même temps que moi. Que de temps gâché à courir après. Sûrement. Pourquoi je ne le comprends pas. J'essaye pourtant. A coté de moi, elles sont les sauveuses, si pures, si simples. Bastien doit avoir raison de chercher quelqu'un de simple, qui ne pose pas de question. Je pensais que ça n'existait pas. Je pensais qu'elles étaient toutes comme moi. Qui voudrait d'un sosie artificiel, lorsque l'on peut se permettre d'avoir l'unique, l'entier, la belle. Ce ne doit pas être des sentiments humains qui m'assaillent puisqu'ils ne sont pas justifiés. Je veux que ça change ? Pas trop vite, pas trop brusquement s'ils vous plait. Me laissez pas là. Toute seule. J'ai peur. Du vide. Du noir.


Je vais le perdre lui aussi. Je le perds déjà. J'ai choisis de ne pas poser de question. Pour une fois. C'était peut être une erreur. J'n'ai pas le droit aux explications. Peut être parce que je bégaye lorsque je les demande. J'ai peur des explications. Elle n'a pas le droit de tout me prendre. Elle en a déjà trop pris. Assez. C'est finit. S'il te plait. Laisse le moi, juste ça. J'allais mal. Je vais encore pire. Soit disant que ça va aller, parce que tout finit toujours par s'arranger .
# Posté le mardi 19 février 2008 06:37
Modifié le mardi 19 février 2008 19:19

Mardi 27 novembre 2007, 22:42 : Il fait noir. J'ai eu la moyenne en philo. Bonne nuit.

J'ai envie d'écrire des lettres, des centaines de lettres, pour ne pas les envoyer.

Mardi 27 novembre 2007, 22:42 : Il fait noir. J'ai eu la moyenne en philo. Bonne nuit.
# Posté le mardi 19 février 2008 06:33
Modifié le mardi 19 février 2008 19:20

Lundi 12 novembre 2007, 23:32 : Tu vas bien je ne m'en fais pas.

Lundi 12 novembre 2007, 23:32 : Tu vas bien je ne m'en fais pas.
C'est la même chanson en boucle, c'est les mêmes idées dans la tête, c'est l'envie de rien, puis l'envie de tout. L'envie de tout claquer, de tout balancer, de tout cracher, de tout crier. Et du tout au tout. L'envie de ne rien faire, de ne plus bouger, de dormir sans se réveiller. Jamais. Pour toujours. Ouvrir les yeux si l'on peut être heureux. Un jour. Je voudrais que ce soit toujours comme ça entre toi et moi. Marcher n'importe où, juste parce qu'il fait froid, que j'ai toujours des choses à dire, sauf quand ça va pas, je ne veux pas qu'elles soient un obstacle entre toi et moi. Tu le vois quand je ne souris plus, quand je fais semblant, quand je mens. Je le sais que toi, c'est jamais méchant. On s'est promit une soirée, où c'est à deux qu'on pourra s'ennuyer, rigoler de ceux qui nous allument dans le noir, de ceux qui nous vaudront jamais, qui savent pas nous rendrent heureux, qui sont juste là, dans le décors. Lorsque je partirais, parce que je m'en irais bientôt, il fait partit des gens que je ne veux pas laisser derrière moi, comme si tout ça aussi, c'était du vent, il sont peu nombreux mais ils existent encore. Même si j'ai perdu de l'amour il y a bientôt un an, même si ça m'a refroidit, même si ça m'a changée, j'ai le coeur un peu plus rigide, un peu plus dure à percer.

J'l'ai croisé ce matin, la tête baissée, les mains dans les poches, les idées en vrac, les larmes séchées, on a faillit se rentrer dedans, il a fait un écart, j'ai relevé les yeux, haut, j'sais même pas si nos regards ce sont croisés, puis il a continué, alors j'ai fais pareil, parce que rester sur place n'aurait rien changé. Je me suis promise de ne jamais regretter, de ne pas retourner en arrière, là on ils m'ont laissé sur le bas coté, pour essayer de les rattraper. Ca servait à rien, c'était peut être le destin. De son coté, c'est simple, j'en sais rien. Et peut être que je ne veux simplement pas savoir. Pour une fois que j'accepte d'être dans l'ignorance, autant le savourer.

Pour le reste, j'attend de voir, je laisse passer sans rien dire. Et le reste comprend beaucoup de choses, importantes ou futiles, éphémères ou durables. J' ai réfléchis, j'ai tout fait tourner, jusqu'à ce que les solutions soient épuisées et que je change de sujet, avant d'y revenir, après, parce que j'y reviens toujours, même lorsque c'est inefficace, même lorsque je ne trouve plus rien à dire. Je n'arrive pas à choisir. Alors je ne bouge plus, je chérie le peu de souvenirs qu'il me reste parfois, le peu de parfum, le peu de mots d'amour, le peu d'amitié, le peu de fierté.
# Posté le mardi 19 février 2008 06:30
Modifié le mardi 19 février 2008 19:20

Lundi 12 novembre 2007, 00:15 : Sia - Sunday.

Lundi 12 novembre 2007, 00:15 : Sia - Sunday.

For those who've slept. For those who've kept. Themselves jacked up. How Jesus wept. Sunday. Sunday. For those in need. For those who speed. For those who try to slow their minds with weed. Sunday. Sunday. For those who wake. With a blind headache. Who must be still. Who will sit and wait. For sunday, to be monday. Yeah, it will be ok. Do nothing today. Give yourself a break. Let your imagination run away. For those with guilt. For those who wilt under pressure. No tears over spilt milk. Sunday. Sunday ...
# Posté le lundi 18 février 2008 18:46
Modifié le mardi 19 février 2008 19:20

Vendredi 09 novembre 2007, 23:26 : Do you ever wonder if it's justified.

Vendredi 09 novembre 2007, 23:26 : Do you ever wonder if it's justified.
Je dois sans doute juste avoir besoin de pleurer un peu, parce que rien ne tourne comme je le voudrais, que je me ramasse là où je devrais assurer, que je suis continuellement déçue, que je me retrouve surprise par les intempéries menstruelles, et que ça me rend malade. Pour ne pas vomir. Ca ne va pas. Je ne veux pas manger. Juste boire. Comme pour immerger tout ça, le faire sombrer, le couler, le noyer sous des litres de liquide, pour faire passer plus vite. Pour nettoyer les tâches, laver les maladresses ou les mensonges, diluer le tout, le rendre moins dur à avaler. J'ai mal au crâne, quand je pourrais être contente d'avoir le temps de dormir. Je suppose que les désillusions, les espoirs sur lesquels on a craché, les rêves qu'on se rend compte être pathétiques, tout ça, c'est juste le temps qui passe. Je me suis reprise en main sur certains points, quant aux autres, je les laisse me dépérir. Pour quoi. Pour qui. Je prends soin de personnes qui n'en écouterait pas un centième pour moi. Mais qu'est ce que j'y peux, si j'ai la naïveté de m'être attachée à eux. Moi je suis ici, lorsque je sais que eux ne resteront jamais pour moi. De nous deux, celle qui fait les concessions, c'est moi. Peut être parce que j'ai la mémoire facile et la rancune improbable. Et si pour une fois, j'avais le droit à un peu de considération, à un peu de chaleur, juste à un effort, ou à du temps. Game Over. Je veux qu'on échange les rôles.

J'veux redevenir narcissique et mettre des photos de moi partout. Mes mains, mes yeux, mon ventre, mes cuisses. Je n'écris plus rien, pas même en cours de Philosophie, les heures parfaites pour tenir un journal, mais je n'écris pas. Je parle. Beaucoup. Trop. Je dis n'importe quoi, tant que je vide mon sac. Balançant ce qui me perturbe entre deux absurdités, pour que ce soit un peu moins remarqué. Je parle de tout et n'importe quoi, d'un nom gravé sur ma table, de mon petit déjeuné, de ce que je ne ferais pas comme étude l'an prochain, de la vie que je n'aurais sûrement jamais, des vacances passées ou prévues, de ceux que j'ai aimé et que je n'aurais pas du. Du fait que l'on puisse douter de tout, de mes films préférés, des problèmes d'Adèle, à coté, d'un téléphone qui ne sonne pas, d'un exercice de spécialité. De ce-ux- qui nous manque-nt- ou qu'on voit trop souvent. Elle m'a laissé sangloter vingt-six minutes au téléphone, en faisant profiter tout le bus Nantes - Poitiers. Il y a à peine quatre heures. Entre temps j'ai parlé des informations, de crêpes, d'il y a un an. Je n'arrive même plus, en fermant les yeux, à parler toute seule de ce qui pourrait me rendre heureuse.

Sans conscience, sans sentiment. Une chose ne saigne pas. Une chose ne vomis pas. Je devrais être l'objet pour lequel on me prend. Ce serait sans doute moins douloureux. Mais les choses se cassent, et la plupart du temps, sont irréparable, lorsqu'elles étaient fragiles. Vous m'avez sans doute faite de plastique plutôt que de cristal. C'est plus simple à manipuler, vous avez eu raison.
# Posté le lundi 18 février 2008 18:41
Modifié le mardi 19 février 2008 19:21