Vendredi 14 décembre 2007, 00:34 : Dés que j'te vois. Je sais qu'c'est toi.

Vendredi 14 décembre 2007, 00:34 : Dés que j'te vois. Je sais qu'c'est toi.
J'aurais beau dire ce que je veux, ça ne va pas mieux. Là par exemple, il est minuit, de la même façon, j'ai regardé l'heure lorsqu'il était 23h23, et puis 22h22. Mon téléphone remarche, je ne sais ni pourquoi, ni comment, ni pour combien de temps. J'ai reçu un message qui ne m'était sûrement pas destiné. Moi je n'ai rendez vous avec personne. Personne ne m'attend. Mais il fonctionne, et ça m'a fait un point dans le ventre. C'est con. C'est qu'un téléphone. Ce fut aussi notre dernier sujet de conversation. C'est con. J'ai vidé mon appareil photo, il me restait des films, et quelques photos, d'Avant. Parce qu'il y a un avant, et un après, des à ce moment là, et des depuis. J'suis même pas la seule à avoir pris l'habitude d'en parler. On m'en parle comme ça, comme si c'était normal, comme s'il n'y avait aucun risque, aucune plaie, aucun couteau à remuer. Pourtant, je vous assure le contraire. Vous me faites mal. Chacun à votre façon. Chacun sur votre sujet glissant. J'essayerais bien d'engager la conversation, mais où est ce que cela mènerait. Il ne me répondrait pas. Lui non plus. Et c'est la meilleure façon pour que je sois encore plus déçue, encore plus mal. J'ai au moins appris à ne plus rien demander. Même si au fond de moi, je brûle d'envie de savoir, qu'on me dise ce que je veux entendre.
# Posté le mardi 19 février 2008 06:45
Modifié le mardi 19 février 2008 19:18

Jeudi 13 décembre 2007, 00:09 : King Kong Théorie.

Jeudi 13 décembre 2007, 00:09 : King Kong Théorie.
Padam ! Padam ! Padam ! Mon téléphone s'appelle E.T, c'est un gadget d'agent secret qui fait aussi décoration de Noël. Il a ressuscité dans la soirée, j'n'ai pas encore réussi à percer son mystère. Sami, il dit que c'est un signe. J'espère. Je passe mon code jeudi. J'fais plein de fautes - J'ai un bac blanc de Philosophie dans deux jours et j'ai même pas révisé - J'ai pas d'idées de cadeaux de Noël - Tant pis. Et puis ce soir aussi, j'ai mis des bigoudis. Il n'y a pas de théâtre, rien de bien au cinéma, mais ce week end, j'ai des projets quand même. J'me suis achetée un livre. C'est pas d'la fiction. C'est féministe. J'ai pas encore finit. " J'écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal-baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n'ont pas envie d'être protecteurs, ceux qui voudraient l'être mais ne savent pas s'y prendre, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parce que l'idéal de la femme blanche séduisante qu'on nous brandit tout le temps sous le nez, je crois bien qu'il n'existe pas." Virginie Despentes.
# Posté le mardi 19 février 2008 06:44
Modifié le mardi 19 février 2008 19:18

Mercredi 12 décembre 2007, 00:51 : Quelqu'un sait il, comment va - t - il ?

Mercredi 12 décembre 2007, 00:51 : Quelqu'un sait il, comment va - t - il ?
La nuit est tombée depuis longtemps, tout le monde est partit, ceux qui restent dorment à l'heure qu'il est. Les étoiles sont sorties. Elles sont bien les seules. J'ai trouvé Cassiopé, en haut dans le ciel, à coté d'un avion clignotant, comme si le ciel me faisait un clin d'oeil, comme s'il me narguait de son perchoir, là où il sait tout sur tout, où il nous regarde en s'marrant, en s'disant que plus on s'arrache de cheveux, plus ils marquent de points, eux. Mais j'ai peur de rester dehors dans le noir. J'ai peur de m'asseoir par terre pour regarder le ciel, toute seule. J'aimerais, mais j'ai peur. Ce serait bien pourtant. De s'endormir, mourrant de froid, de se réveiller, trempée, pas plus réchauffée. Comme il y a longtemps, où couchés dans le sable, on avait tous peur du vide, où on s'était fait agresser par la lune.


"C'est sur une lettre que tu as marqué - Tu m'gaves, on se reverra peut être."


Je ne tiens pas le fil. Je me perds, je divague. Je m'en fous. De toi. De tout. Et ça se voit. Je rigole quand on me dit que c'est dangereux. Et tant pis. Ce sera finit. Je me lève le matin pour me recoucher le soir. Je n'ai rien à attendre. Plus rien à espérer. Je ne me lève pour rien. Je ne me couche pas pour quoi que ce soit d'autre. Je n'espère rien. Tout est fade, la bouche sèche. De trop parler. Comme si de rien n'était. Au présent, pour se reprendre et se forcer à le faire au passé, la voix tremblante. Non, ne me parlez pas d'après. De ce que je veux faire plus tard. J'n'ai plus d'idées. On me les a toutes volées. J'en cherche de nouvelles. Des rêves, différents, plus inaccessibles qu'avant. Il me semble. Peut être n'ai je pas la bonne notion du terme. Tout simplement. Je veux prendre le temps. D'être allongée les yeux ouverts, fixer la peinture blanche. Avoir le temps de ne pas réfléchir. Avoir la chance de ne pas avoir d'après. De ne pas devoir inscrire sur une feuille, ce que je n'atteindrais jamais. Et si on retournait plusieurs années en arrières, lorsqu'on ne savait pas encore ce que c'était qu'être heureux, lorsqu'on n'était pas amoureux, lorsqu'on se contentait de ce qu'on avait. Pas grand chose. Mais lorsque ça nous suffisait.


"C'était une jolie fille en fleur avec un sourire joyeux. A vous mettre la bouche en coeur. A vous briser le coeur en deux."


Je ne veux pas me reconnaître. Commencer autre chose ailleurs. Sans comparaison. Sans rapport. Voir ce que c'est que leur vie, de drague, de gens de passage, d'éphémère. L'absence de promesse. La vie sans lendemain. A ne partager avec personne. A vivre seul. Sans attentes, sans conséquence, sans erreurs, sans pardon. Sans saveurs. Je ne me lève pas demain matin.
# Posté le mardi 19 février 2008 06:42
Modifié le mardi 19 février 2008 19:19

Mardi 11 décembre 2007, 00:07 : Au détour d'une pierre commune.

Mardi 11 décembre 2007, 00:07 :  Au détour d'une pierre commune.
Comment est ce que je suis sensée le prendre ? J'avoue, j'ai besoin que tu répondes, là je ne peux plus me contenter de supposer. Je dois être douée de voyance. Je savais apparemment avant toi, ce qui finirait par arriver. Tu disais le contraire. Tu mentais donc. Et tout ce que je retiens, c'est ça. Que tu m'as mentit. Que par respect, je ne t'ai posé la question qu'une fois. Et que cette fois ci, tu m'as répondu non. Tu m'as même demandé en rigolant, si je te voyais avec elle, et j'ai répondu sincèrement qu'on le savait tous, que ça arriverait. On le savait tous, alors pourquoi ça m'a autant choquer, pourquoi l'apprendre pour de bon, ça m'a fait tomber. Encore. J'avais confiance, je croyais que toi aussi. Tu n'as pas trouvé l'audace, de me dire ce qu'il en était. Encore. Je vais finir par penser que mes réactions sont effrayantes. Et je te l'ai demandé. De quoi t'avais peur. Tu m'as déçue. J'pensais plus que c'était possible. T'as réussit. Chapeau bas.

J'en ai marre qu'elle passe toujours derrière moi. Qu'elle réussisse là où je ne le fais pas. Ce n'est pas de la jalousie. Mais de la rancoeur. Sûrement. Parce que je sais, malgré tout ce qu'on pourra dire, que ça va changer. Comme ça a changé il y a un an. Bientôt elle te dira c'est elle ou moi, et tu la choisiras, parce que c'est comme ça. Je ne m'imposerais pas. C'est l'erreur que j'ai faite, et je la recommencerais. Elle fera des caprices pour qu'on n'en parle pas, pour que je ne t'appelle pas. Pour que je ne dérange pas. Tu diras oui, parce que tu l'aimeras. C'est toujours comme ça. Alors qu'est ce que j'attends, plus grand chose sûrement. Que tu tiennes tes engagements, que c'en soit finit de me mentir tout le temps, les excuses miséreuses, je les repère, il ne faut pas croire. J'avais besoin de te parler ce matin. Pour te demander en pleurant, si j'étais vraiment ce qu'il disait, si j'étais vraiment ce que je croyais. J'l'ai pas fait, j'ai même pas eu le temps. J'ai préféré me taire et attendre que tu sois franc. J'attends toujours.

C'était pas le moment. J'avais pas besoin de plus. De perdre plus. Ce soir, je voulais l'entendre plus que tout. Lui parler. Qu'il me raconte n'importe quoi, même des mensonges, pour me faire croire que ça va aller. Que tout ça c'est sa faute à elle, que rien va changer. J'me suis retenue. J'n'ai même pas essayé. Parce qu'il ne me doit rien et que m'écouter ferait partit de ses infimes préoccupations du moment. Mais c'est le seul qui me faisait sourire quand ça allait mal, et penser à autre chose. Et je veux sourire, je veux oublier. Mais si je ne peux pas, c'est justement parce que c'est lui, qui n'est plus là. J'ai vu 22h22. A quoi ça sert. Il avait raison. Je n'existe plus. Pour personne.


Tu veux faire quoi, toi, plus tard ? Etre à l'article de la mort, et entendre ce que les gens pensent vraiment. 00h00.
# Posté le mardi 19 février 2008 06:40
Modifié le mardi 19 février 2008 19:19

Dimanche 09 décembre 2007, 15:46 : Mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer.

Dimanche 09 décembre 2007, 15:46 : Mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer.
Il faut toujours que la nuit, lorsque après en avoir fait plusieurs de blanches, lorsque enfin je réussi a trouver le sommeil, elle soit perturbé. Alors je me met à rêver de choses incongrues. D'un Noël habituel, ou rentrant pour réveillonner, je passe devant des cadavres, sans doute un accident, je passe devant des gens, des sacs à la fermeture éclaire entièrement remontée. Et puis un autre, les yeux ouverts qui me regarde. Et puis j'entends son nom prononcé. Parmi les survivants, parmi les victimes, je ne sais pas. Il devait m'attendre à la maison. Il devait être là. Alors je cours, afin de vérifier, pour le retrouver pour être sur que rien n'a changé. Mais je ne le trouve pas. Non. Je crie, je l'appelle et personne ne me répond. Par dépit je ressors, je m'approche de l'un d'eux et je tire sur la première, celui où il y avait le plus de monde autour. Et je crie. Je hurle. Je ne me souviens que du bruit, de l'image. Des yeux fermés pour toujours, du bourdonnement dans mes oreilles. Et je criais. Et je criais. Je me suis réveillée, parce qu'il le fallait bien. Une première fois. Hantée par ces images. Je me suis rendormi avec son visage sans couleur dans la tête. C'était encore Noël, c'était au self, le self du collège, et pourquoi je ne sais pas. Mais j'avais des nouvelles. Il arrivait sortit de nul part. Il n'était ni mort, ni loin, il était seul et accessible. Pour moi. Et comme à chaque fois qu'il s'en va, j'ai rêvé de ça, de lui, de moi. D'abord la peur de le perdre pour toujours, pas de futur commun, mais plus de futur du tout. Et puis le retour, les regrets, les remords et tout ce que j'ai perdu, lorsqu'on se réveille pour de bon. Tout ce qui ne reviendra plus. Les souvenirs que l'on voudrait n'avoir jamais eu, et les conseils qu'on nous prodigue. Ca va s'arranger, ça s'arrange toujours. Il ne sort pas de ma tête. Il y a toujours un moment dans la journée ou je dois m'isoler, cacher mes yeux dans mes mains et me laisser tomber derrière des escaliers au fond d'un couloir, contre le carrelage froid de la salle de bain, le corps sur le matelas, dans les draps. Dites moi quoi faire, je ne suis plus capable d'agir seule. Parce que je fais toujours les mauvais choix. Je décide de me faire souffrir, pour comprendre tout ce que je ne retrouverais pas ailleurs. Nul part. Ce que je ne mérite plus. Et je ne laisserais jamais personne lui cracher dessus, le dénigrer devant moi. Parce que je l'aime sans doute encore plus. Je veux tout arrêter, tout abandonner. Faire un bûché de ce qu'il a oublié, et brûler avec, parce que j'en fais intégralement partit.
# Posté le mardi 19 février 2008 06:39
Modifié le mardi 19 février 2008 19:19